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Parcours historique

samedi 18 juillet 2009

Eglise paroissiale :

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Notre Dame de l’Assomption et de Saint Denis, patron, et de Saint Pierre, prince des apôtres, est située au centre du village sur la place principale. A l’origine, elle était une chapelle à l’usage d’un couvent. Au temps de la Ligue, tout le pays était bâti sur le sommet de la colline Saint Denis ; la paroisse se trouvait au centre et lorsque remparts et tours qui entouraient la ville furent détruits (vers 1595), les habitants construisirent de nouvelles maisons au pied de l’éminence, alors ils choisirent la chapelle plus commode et la transformèrent en église paroissiale. Restaurée, transformée, agrandie, modifiée, elle illustre le caractère composite de certaines églises du département. L’absence d’unité architecturale est liée à la construction à des époques différentes de ses éléments fondamentaux. La date de la construction paraît être le début du XII ième siècle ; elle présente une abside et des absidioles pentagonales, les voûtes sont sur croisées d’ogives, la partie inférieure est d’un roman assez archaïque. Le chevet est du début XIII . Agrandie au XVI et XVII siècle, elle comprend trois parties : la chaire de vérité est du XVII.

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Le portail florentin est du XVIII.

Le mur du clocher a deux baies campanaires et un cadran solaire gravé Jésus 1683 Marie.
Elle a été consacrée le 24 octobre 1807 par l’évêque de Digne Monseigneur Miollis.
Cette église possède des richesses d’art : objets et tableaux religieux du XV au XIX siècles.

Le presbytère :

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En sortant de l’église par la petite porte du côté du Levant, séparée par le « chemin roulier » se trouve la maison curiale. Sa construction est du XVII ième ; ce bâtiment est un des plus vastes et des plus beaux de la province . Lors de la Révolution,
il fut transformé en « maison commune »

La fontaine :

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Au centre de la place se dresse une fontaine monumentale qui fut édifiée en 1874 sous l’administration du vicomte de Salve ; ce fut la première adduction d’eau de Reillanne. Son bassin annulaire s’incurve autour d’un obélisque porté par un socle haut et massif, sur deux faces, des canons en bronze, dont deux ornés de têtes de dragons et un mufle de lion, vomissent l’eau.

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Porte Notre-Dame :

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Sur la place et au sud, il est une porte par laquelle on accède aux vieux quartiers. C’est un passage voûté en berceau, vers son milieu deux arcs de pierre sont séparés par une rainure qui devait recevoir la herse, ils retombent sur un quart de rond du XIII . Dénommée Notre-Dame « portale Beate Marie » elle se trouvait à l’extérieur des fortifications médiévales. Nous nous apprêtons à entrer dans la ville basse. A gauche de la « place aux herbes » (point central de la ville où se faisaient diverses transactions commerciales de jardinage et de fruits) se trouvaient
la synagogue et le ghetto juif (quartier de la porte Notre-Dame à la porte Sainte-Anne) ; La rue Grande s’appelait rue de la Juiverie.
Chapelle des Pénitents :

En descendant vers la « place de l’Ormeau » (c’était l’agora où battait le pouls du village) , au bas de la rue D. Raynaud se trouve une ancienne chapelle. Elle était à l’usage de la confrérie des Pénitents Blancs sous le vocable de Notre-Dame de Piété ou des Sept-Douleurs, bâtie contre le rempart et à côté du portail Sainte Anne .

La rue Grande

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Nous sommes ici au cœur du « castrum » (agglomération fortifiée) ; il se composait de deux parties : le « burgus » (le bourg) et le « turnus » (la tour) . C’est le grand axe du bourg où la vie urbaine se concentrait. Au moyen age, elle était bordée d’ateliers artisanaux, d’échoppes, d’un atelier de forge et des demeures de riches bourgeois.

Le château disparu :

Ont résisté à l’usure des siècles, la porte des Forges, le clocher de l’église Saint-Pierre, la tour de guet de la chapelle Saint-Denis, mais nous avons de la peine à imaginer que le château féodal si animé a aujourd’hui disparu.

La porte des Forges ou portail Saint-Pierre :

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Grosse arcade gothique admirablement conservée, elle forme un passage voûté en arc brisé ; située au XIIième siècle (blocs unis sans ciment), ce serait la partie basse d’un beffroi hors enceinte ? elle devait servir d’entrée principale au « turnus » .

Le sommet du village  :

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Saint-Denis est le site favori pour contempler de son belvédère l’un des plus beaux panoramas (360° de champ visuel). Cette butte qui domine le village a eu comme vocation d’être le château féodal ou « castrum » . Les remparts et les nombreuses tours (de 17 à 18 de formes différentes) furent abattus (la démolition fut ordonnée après la fin des troubles de la Ligue vers 1595). C’est alors que les habitants construisirent de nouvelles maisons toutes faites au pied de l’éminence, de manière que l’ancien village est bâti en amphithéâtre. Sur la plate-forme résiste encore la tour du XI ième siècle de l’église romane de Saint-Pierre qui formait une autre citadelle ; Il ne reste qu’un pan de mur auquel est accolée une tour haute demi ronde du XIV ; on peut y voir la trace de la voûte en cul de four d’une abside murée et de deux niches ; les orbites du clocher mur à trois baies restent sans cloches.

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L’ancienne chapelle Saint-Denis (quelques survivances romanes) fut la chapelle d’un couvent d’une communauté de religieuses croisées qui vivaient sous la règle donnée par Saint François d’Assise, puis prieuré, elle était autrefois en grande vénération pour invoquer le grand Saint Denis (patron de la paroisse, il était invoqué dans la guérison de la rage, de l’aliénation de l’esprit et de la raison). En 1833, la chapelle protectrice de la cité fut ébranlée et la voûte séculaire s’écroula. En 1858, au retour d’un pèlerinage à Lure, les Pénitents Blancs, pour remercier Notre-Dame de la pluie, décident de rebâtir cette chapelle. Ils l’adossèrent à l’antique tour de guet ; en 1888, cette tour fut aménagée pour recevoir la grosse cloche de 1800 kilos et fut aussi surmontée de la statue de la Vierge en bronze sur la coupole.

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L’ancien couvent "Le Mas des Prés"

Article paru sur le journal La Provence du 27.02.2012 de Jean Pierre TISSIER

On ne l’aperçoit guère de la RN 100 qui va de Forcalquier à Apt. Pourtant, situé juste en parallèle de celle-ci, dans la continuité logique de la route des pèlerins vers Saint-Jacques de Compostelle, l’ancien couvent Notre Dame des prés impressionne le visiteur qui croise son chemin.

Certes, les années ont noirci ses vieilles pierres, dont certaines datent du XIIIe siècle, mais la bâtisse demeure d’une belle sérénité, comme le sont toujours les lieux sacrés, même s’ils sont devenus au fil du temps… la colonie de vacances de la Ville de Paris. En effet, c’est en 1963, que le couvent qui fut occupé de 1600 à 1791 par les Observantins est devenu propriété de la Capitale.

"La Préfecture de la Seine en est devenu propriétaire ensuite, explique le maire de Reillanne Alain Calvet. Mais en 1970, le département de la Seine vend le couvent à la Ville de Paris. La colonie de vacances des enfants de Paris a donc fonctionné pendant près de 30 ans. Moi j’ai connu une partie de cette époque à la fin des années 80 quand il y avait encore Lilette, une vieille dame qui tenait le commerce de bonbons à Reillanne. Quand elle voyait débarquer les petits Parisiens dans son magasin, elle les faisait rentrer un par un de crainte de se faire chaparder des bonbons…"

C’est dans les années 2000 que le Mas des prés, nom de la colonie de vacances, est tombé dans l’oubli et l’abandon, et que plusieurs projets ont fleuri, comme celui d’un centre d’art, porté par la municipalité Bressan, à condition que la Ville de Paris cède le lieu pour 1 € symbolique. Mais Paris n’avait nullement l’envie de jouer les mécènes en Luberon, et depuis cinq ans, malgré des annonces passées dans les revues chic et choc, aucune offre n’arrivait à l’horizon, sauf celle de Mme Baptiste (une Parisienne d’origine reillannaise) qui souhaitait via une SCI investir ici pour transformer le couvent en maison de retraite spécialisée dans la maladie d’Alzheimer : 75 lits d’accueil et 40 emplois.

C’est le 6 février, lors du dernier conseil municipal à l’Hôtel de Ville de Paris, que l’acte de vente a été entériné pour 720 000 €. "Cette SCI veut réaliser ici un établissement public pour personnes âgées dépendantes avec 75 lits d’accueil permanents et 5 à 10 lits de jour, explique le maire. Mais il y a aussi la volonté de créer des studios d’accueil pour les familles venant rendre visite. L’acte de vente va être signé dans un mois mais les architectes travaillent déjà sur ce projet qui va nécessiter deux ans de travaux. Néanmoins, il y a besoin des accords des organismes de santé, et Pierre Pourcin conseiller général du canton fait le lien avec les services du Conseil général dont c’est la compétence."

Ci-dessous, lien vers une page de site créé par un ancien moniteur de la colonie du Mas des Prés
http://baby-boomer.jimdo.com/colonies-de-vacances/1967-les-colons-bleus-de-reillanne/

Cette même personne a également créé un lien vers les chemins de fer http://baby-boomer.jimdo.com/chemins-de-fer/
avec pour thème l’ancien gare de Reillanne ci-dessous en photo

Portfolio

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